DUCLAIR

 

 

D'après le nom, vers 811, de l'ancienne paroisse Duroclarus, du gaulois duros, « forteresse » et du latin clarus « clair ». Les Gaulois blanchissaient à la chaux leurs remparts de bois.

 

La commune résulte de la fusion des deux anciennes paroisses de Duclair et du Vaurouy (« Val Rouil » en 1469).

 

Existence d'une église et d'un monastère d'hommes en 671 ; l'abbaye fut détruite par les Normands au IXe siècle. Ravages de la peste au XIe siècle. Le baron de Duclair est cité parmi les guerriers de Hastings (1066). Occupé par les Anglais en 1360. Peste en 1479. Fabrique importante de bière aux XVe et XVIe siècles. Léproserie, jusqu'à la Révolution, au mont Davilette.

 

Une affaire va marquer l'histoire de la commune en 1841, c'est l'affaire Delouard. Il s'agissait du curé de Duclair, Amable Parfait Delouard, qui est accusé de pédophilie. Il sera d'ailleurs condamné à l'exposition publique et à la prison à perpétuité. Cette affaire a même eu un retentissement dans toute la France.

 

Une ligne de chemin de fer reliant Barentin et Duclair est inaugurée en 1881.

 

Au début du XXe siècle, il existait à Duclair une des plus pittoresques figures que la ville ait connues : La mère l’amour. Celle-ci, en plus de débiter de la bière dans sa taverne troglodytique, vendait des journaux et des cartes postales à son effigie. Son image a donc fait le tour du monde, car sa clientèle était constituée des nombreux voyageurs qui venaient à l’Hôtel de la Poste déguster le fameux « Canard au Sang à la Denise ».

 

Le Canard de Duclair est un canard originaire de Normandie qui porte le nom de la ville de Duclair. Il est à l'origine de la recette du canard au sang. Il est aussi surnommé l'« avocat », à cause de sa livrée noire. Le mâle atteint 3 à 3,5 kg et la cane 2,5 à 3 kg. Elle pond environ 150 œufs par an de 70 g et de couleur verdâtre. Sa chair est moins grasse que celle de ses congénères. Il est plus petit que son cousin, le canard de Rouen.

 

Recette du canard au sang.

 

Un canard, de préférence jeune et dodu, est abattu de façon à conserver son sang. Le canard est ensuite partiellement grillé. Son foie est broyé et séché, puis les pattes et le magret sont enlevés.

 

Ce qui reste de la dépouille de l'animal (y compris les os et la peau) est placé dans une presse spéciale (ressemblant à un pressoir à vin) : un jus de sang et de carcasse est ainsi obtenu. Le résultat de cette extraction est ensuite épaissi et aromatisé pour donner une sauce. Le foie broyé est ajouté à cette sauce faite d'échalotes hachées réduites dans un litre de Bordeaux avec poivre et sel et à laquelle on ajoute du beurre.

 

Le magret est alors découpé et servi avec la sauce. Les pattes sont grillées et peuvent faire l'objet du plat suivant.

 

Dans la recette du canard au sang façon Tour d'argent, la sauce est préparée avec 10 cl de madère et 5 cl de cognac.

 


AUFFAY

 

 

L’histoire d’AUFFAY démarre vraiment de l’occupation normande. Sur les bords marécageux de la Scie, vivait misérablement le petit village d’Isneville. Au XIe siècle, il appartenait au seigneur Richard d’Heugleville.

 

À cette époque, les invasions étaient fréquentes, aussi Richard y fit construire un château fort et une église. La cité prit le nom d’ALTA FAGUS, à cause des « hauts hêtres » qui l’entouraient. ALTA FAGUS se transforma en AUFFAY au cours des siècles. Gilbert d’Heugleville, fils de Richard, accompagna les troupes de Guillaume le Conquérant pour combattre à Hasting. De retour d’Angleterre, il fit prospérer AUFFAY.

 

 

Au XIIIe siècle, le bourg comptait 2000 habitants. On y filait, on y tissait, des ateliers de tanneurs s’installèrent …

 

Le 21 février 1203, les bourgeois de la Seigneurie d’AUFFAY obtinrent du roi d’Angleterre, Jean sans Terre, que leur cité devienne une Commune. Pendant la guerre de 100 ans, AUFFAY fût pillée et rançonnée par les Anglais. En 1472, les troupes de Charles le Téméraire pillèrent et incendièrent la ville. En 1488, différentes épidémies décimèrent sa population.

 

Sous Henri IV, AUFFAY fût la cause de durs affrontements. Le roi s’y trouva même avec 20 000 de ses hommes.

 

Au XVIIIe siècle, M. de Bosmelet puis Augustin Thomas du Fossé prirent possession de la baronnie d’AUFFAY. Pendant la Révolution, le mobilier de l’église fut vendu et son chœur devint le temple de la déesse Raison.

 

Au XXe siècle, en juin 1940, l’église fut de nouveau gravement endommagée par un tir d’obus Allemand. L’édifice ne fut remis entièrement au culte qu’en 1967.


BLAINVILLE-CREVON

 

 

Il faut remonter à l'époque néolithique pour déterminer l'origine d'une présence humaine dans cette commune.

 

Devenu la possession de la famille de Mauquenchy, illustrée principalement par le maréchal de Blainville, serviteur de Charles V et compagnon de Bertrand Du Guesclin, le fief de Blainville, devenu une forteresse, passe ensuite à la famille d'Estouteville (voir Robert VII d'Estouteville). Confisqué par les Anglais au début de la guerre de Cent Ans puis repris en 1435, il est alors la possession de Jean d'Estouteville, seigneur de Torcy. Ce dernier restaure le château et fonde la collégiale. Passé par héritage à la famille protestante des Alègre, le château est assiégé et pris par Tavannes, commandant des Ligueurs rouennais lassés des incursions du seigneur de Blainville qui avait réussi à s'introduire dans le château de Rouen. Au moment de la reconquête de la Normandie, Henri IV aurait tenu un conseil de guerre au château de Blainville, la veille de la chute de Rouen. Transmise par mariage à la famille de Colbert qui la fait ériger en marquisat, la terre de Blainville passe ensuite aux Montmorency-Luxembourg et revient à la famille Colbert-Seignelay dont le dernier propriétaire fait raser la forteresse médiévale pour la remplacer par un château dans le style du XVIIIe siècle. Vendu comme bien d'émigré, le château de Blainville est entièrement rasé pendant la Révolution.

 

La famille d'Estouteville est une ancienne famille de la noblesse normande. Elle prend racine en Angleterre après la conquête normande de 1066, ses membres anglo-normands devenant les Stuteville. Une branche de la famille s'installera également en Italie méridionale où elle s'enracinera, donnant naissance à la famille Tuttavilla, dans la région de Naples.

 

 

Marcel Duchamp, né à Blainville-Crevon, le 28 juillet 1887 et mort à Neuilly-sur-Seine, le 2 octobre 1968, est un peintre, plasticien, homme de lettres français, naturalisé américain en 1955.

 

Depuis les années 1960, il est considéré par de nombreux historiens de l'art et de critiques comme l'artiste le plus important du XXe siècle. Déjà, André Breton le qualifiait d'« homme le plus intelligent du siècle ». Notamment grâce à son invention des ready-mades, son travail et son attitude artistique continuent d'exercer une influence majeure sur les différents courants de l'art contemporain.

 

Rare artiste n'appartenant à aucun courant artistique précis, Marcel Duchamp a un style unique. Cassant les codes artistiques et esthétiques alors en vigueur, il est vu comme le précurseur et l'annonciateur de certains aspects les plus radicaux de l’évolution de l'art depuis 1945. Les protagonistes de l'art minimal, de l'art conceptuel et de l'art corporel (body art), dans leur inspiration, leur démarche artistique et idéologique, témoignent de l'influence déterminante de l’œuvre de Duchamp. Il aurait également été, d'après les nombreux essais qui lui sont consacrés, l'inspirateur d'autres courants artistiques dont le pop art, le néodadaïsme, l'op art et le cinétisme.

 

Ayant appris le jeu dès son jeune âge, Duchamp s'y consacre de plus en plus à partir de son séjour à Buenos Aires. Il devient ainsi un excellent joueur d'échecs. Champion de Haute-Normandie en 1924, il participa plusieurs fois au championnat de France et fit partie de l'équipe de France à l'Olympiade d'échecs de la Haye (1928), Hambourg (1930), Prague (1931) et Folkestone (1933)

 

Le 2 octobre 1968, Marcel Duchamp meurt à l'âge de 81 ans à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

 

Ses cendres sont déposées dans le caveau familial au cimetière monumental de Rouen. Une épitaphe est gravée sur sa tombe :

 

« D’ailleurs, c'est toujours les autres qui meurent. »

 

 

Source: Wikipédia

 


CANTELEU

 

 

La forme Canteleu est attestée sous la forme latinisée Cantulupo au XIIe siècle.

 

Canteleu est la forme normanno-picarde de Chanteloup, « (lieu) où chantent (hurlent) les loups ». Homonymie avec Canteleu, ancienne paroisse rattachée à Luneray et Canteleux. La statue d'un loup hurlant, réalisée par le sculpteur Jean-Marc de Pas, sur le rond-point à la lisière de la forêt de Roumare et à l'entrée de la ville rappelle cette étymologie. Le dernier loup de la forêt de Roumare aurait été vu ou tué en 1912.

 

Au XIIIe siècle, le plateau de Canteleu a été défriché notamment par les moines et les religieux qui ont laissé quelques noms de lieux tels que le Clos aux Moines ou la Béguinière.

 

Sur les rives, les falaises ont longtemps servi d’habitat précaire lorsque le danger guettait. Très étendue, la commune se morcelle, d’abord en seigneuries, puis en hameaux, le tout regroupé autour de l’église construite au XVIe siècle. Les hameaux : Bapeaume, Croisset, Dieppedalle, Biessard et le Village ont tous joué un rôle important dans le développement de la ville.

 

 

Au Moyen Âge, un important réseau hydraulique permet le développement des moulins à blé et à papier, à Bapeaume et sur le bord de Seine.

 

Ces infrastructures serviront de base à un développement de l'industrie textile, et notamment, des indienneries. Ces fabriques sont réintroduites par le suisse Abraham Frey qui, dès 1758, profite de la levée de l'interdiction d'imprimer les toiles de coton.

 

Entre 1800 et l'après-guerre, l'industrie textile est florissante et vaut à la basse vallée du Cailly le surnom de « petite Manchester », ville britannique qui fut un important centre de l'industrie cotonnière.

 

 

Le couvent Sainte-Barbe.

 

Le couvent Sainte Barbe, dont les origines remontent au XVe siècle, réserve de nombreuses histoires, toutes ancrées dans la roche. Taillé dans la pierre normande, ce lieu troglodytique est remarquable et étonnant de par son architecture originelle.

 

L’édifice demeure un lieu de mémoire où la vie n’a jamais cessé. A la fin du Moyen Âge, des pénitents s’installent dans d’anciennes carrières datant de l’époque gallo-romaine. Après les ravages des guerres de religion, et notamment le saccage du couvent, les religieux poursuivent l’élévation de la nouvelle chapelle, consacrée à Sainte Barbe en 1632.

 

Durant plus d’un siècle et demi, une vingtaine de moines font vivre ce lieu de culte fréquenté par la population alentour. Les prêtres vont se concentrer dans les différentes pièces glaciales et humides du couvent, telles que le réfectoire, l’oratoire, la cuisine ou bien le dortoir. Durant ces 150 années ils prient et viennent en aide aux pauvres de tous horizons.

 

Après la réforme de l’ordre en 1604, le couvent devient un lieu très fermé, la communauté se réduit. En échange d’une aide royale, les religieux sont chargés de recevoir occasionnellement les fous, audacieux et libertins. En 1763, quatre caves du couvent sont utilisées comme dépôt pour les sels de la Gabelle. En 1850, des sœurs de Saint Joseph de Cluny rachètent le couvent et y restent jusqu’en 1947, où l’Œuvre Normande des Mères s’y installe, ce lieu sera une maternité jusqu’en 2006.

 

Le couvent est aujourd'hui réhabilité en appartements.

 

Sources: Mairie de Canteleu et Fondation patrimoine.


FONTAINE LE BOURG

 

 

Quel est le point commun entre l'ostréiculture et l'automobile : Les personnages de Edouard Delamare-Deboutteville et Léon Malandin.

 

Avec Léon Malandin, il met au point en 1883 la première voiture actionnée par un moteur à explosion, et il dépose le premier brevet concernant une automobile le 12 février 1884 sous le numéro 160 2673. L'atelier est installé dans la filature de Montgrimont, une propriété située à Fontaine-le-Bourg (Seine-Inférieure), appartenant à la famille de son épouse. Son automobile, la première au monde mue par un moteur à 4 temps, est pourvue d'une banquette avant et d'une plate-forme arrière, et est équipée de quatre roues, d'un moteur bicylindre horizontal fonctionnant d'abord au gaz, ensuite à l'essence de pétrole, d'une transmission aux roues-arrière par chaîne, d'un arbre de transmission et d'un différentiel. Elle circule sur la route de Fontaine-le-Bourg à Cailly. Le carburant était admis par un tiroir et l'évacuation se faisait par des soupapes.

 

À l'Exposition universelle de Paris de 1889, il obtient la médaille d'or pour un moteur au gaz pauvre, monocylindrique, de 100 chevaux. Dès lors, le moteur à gaz entre en concurrence avec la machine à vapeur.

 

En 1898, Édouard Delamare-Deboutteville, qui s'intéressait aussi au monde de la pêche, eût l'idée que les pêcheurs pouvaient améliorer leur activité en cultivant les moules et les huîtres et créa un parc d'ostréiculture à Prat ar Coum en Lannilis, avec le concours de Léon Malandin (lequel se fit construire une maison à cet endroit, qu'il appela Kastel ar Bik.

 

« Édouard Delamare-Deboutteville était un parleur charmant, un penseur épris des plus beaux problèmes et un lettré érudit ». Sa vie est remplie de recherches et de voyages. Il rédige quelques traités de mytiliculture (culture des moules), il crée à Carantec, dans la baie de Morlaix ainsi que dans l'Aber-Benoît (Finistère) un élevage d'huîtres qui existe toujours sous le nom qu'il lui a donné « Prat-ar-C'oum », trois volumes d'une grammaire de sanscrit, laisse une collection d'oiseaux ainsi que quelques études philosophiques.

 

Il meurt prématurément le 17 février 1901 à l'âge de 45 ans en son château de Montgrimont.

 


BONSECOURS

 

 

La découverte, ici et là, d'outils datant du paléolithique et du néolithique, de tessons de poteries gallo-romaines, atteste d'une occupation ancienne.

 

En 2008, des fouilles conduites dans une vaste zone, localisée entre l'ancien et le nouveau relais hertzien, sur la commune du Mesnil-Esnard, ont révélé l'existence d'un habitat gaulois important, accompagné de nécropoles, datant du premier siècle avant Jésus-Christ. Ce village se prolonge très probablement vers Bonsecours, sous les Hauts Près, dans la mesure où le secteur étudié bute contre la route de Darnétal.

 

Une première mention, de la partie de la commune située sur le plateau, sous le nom de "Blovilla" (Blosseville) et, pour celle située en bord de Seine de "Merdepluet" (Eauplet), se rencontre dans une charte, remontant au XIe siècle, de l'abbaye de la Sainte Trinité du Mont de Rouen.

 

"Blovilla", c'est le domaine rural (villa) du vent (blo) tandis que Merdepluet est une allusion à un secteur insalubre.

 

 

 

La basilique Notre-Dame de Bonsecours est due à l'architecte rouennais Jacques-Eugène Barthélémy qui a conçu de nombreuses églises dans la région. La basilique fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 24 août 2004.

 

La basilique succède à deux autres édifices. Tout d'abord, la chapelle de Blosville (village devenu « Blosville-Bonsecours » puis « Bonsecours » en 1959), proche du château mentionné vers 750, existait dès 1034. Elle appartenait aux seigneurs de Pavilly qui la cédèrent aux religieux de Saint-Lô en 1186. Cette chapelle fut remplacée en 1332 par une église paroissiale détruite en 1473 par les troupes de Charles le Téméraire puis reconstruite avant d’être elle-même remplacée par l’actuelle basilique à l’initiative de l’abbé Charles Victor Godefroy, nommé à Blosville en 1838 et qui resterait en poste jusqu'en 1868. On conserve cependant de l’ancienne église, ruinée par la Révolution française, la pièce la plus importante et la plus vénérée, la statue de Notre-Dame de Bonsecours, en bois polychrome du XVIe siècle ainsi que des stalles en bois du XIIIe siècle.

(Source : Mairie de Bonsecours).

 

Bonsecours, situé sur un plateau au sud-est de Rouen, ne disposait jusqu’en 1890 que de rares omnibus assurant les liaisons avec la capitale normande. Pourtant, cette commune attirait de nombreux promeneurs, séduits par le splendide panorama dont on jouissait sur les méandres de la Seine, et une foule de pèlerins se rendant au sanctuaire dédié à la Vierge.

 

Un premier projet de voie ferrée de montagne, plus connu sous le nom des « tramways de granit », fut présenté en 1876 par M. Cordier. Pour pallier la faible adhérence des voies classiques, M. Cordier envisageait un chemin de roulement constitué de deux dalles de granit enchâssées dans le béton et comportant entre elles une poutre continue de guidage. La ligne de 2 200 m, dont le départ était fixé quai de la Bourse, aurait été fréquentée par des véhicules automoteurs à vapeur d’une capacité de 30 places seulement, mais capables de circuler autant sur les voies publiques que sur leur infrastructure spéciale. Outre son côté technique aventureux, cette ligne aurait représenté un investissement considérable, la rampe de 100 ‰ menant à Bonsecours ne nécessitant pas moins de 30 viaducs d’une longueur totale de 250 m. On imagine aisément que le projet fut abandonné rapidement.

 

Finalement, c’est en 1892 que Bonsecours fut relié aux « basses terres » grâce à la construction, par deux ingénieurs suisses, MM. Ludwig et Schopfer, d’un funiculaire à contrepoids d’eau. Déclaré d’utilité publique le 8 juin 1892 et inauguré le 19 du même mois, ce chemin de fer de montagne, long de 400 m et s’élevant à 132 m au-dessus du fleuve, partait d’Eauplet sur les bords de la Seine pour aboutir sur l’esplanade de la Basilique. La voie, d'un écartement inhabituel de 1,20 m, était dotée d'une crémaillère et atteignait la déclivité maximale de 360 ‰.

 

Chaque voiture, pouvant transporter 90 personnes dont 50 assises, était mise en mouvement par un système de contrepoids hydraulique et était équipée d’une cuve à eau remplie en 5 minutes. La voiture descendante partait cuve pleine et entrainait ainsi la voiture montante. Douze allers et retours quotidiens étaient prévus, davantage les jours de grande affluence. Déjà lourdement pénalisé par l’irrégularité du bateau d’Eauplet assurant la correspondance avec Rouen, le funiculaire dut affronter avant la fin du siècle un dangereux rival : le tramway.

 

Envisagée dès 1889 en traction vapeur, puis électrique à partir de 1895, la nouvelle ligne dont l’exploitation était confiée à la Compagnie du Tramway de Bonsecours, fut mise en service le 21 mai 1899. D’une longueur de 5 600 m entre ses deux extrémités (le Pont Corneille et le croisement de la RN 14 avec le chemin de Belbeuf), cet itinéraire voyait circuler des motrices (7 au maximum) plus puissantes que leurs homologues rouennaises. Les motrices, devant être capables d’avaler de fortes rampes (jusqu’à 90 ‰), possédaient deux moteurs de 38 CV et pouvaient accueillir 48 passagers, plus 42 autres si une remorque leur était attelée.

 

Soixante-douze allers et retours quotidiens assuraient le succès du tramway qui transporta près de 700 000 voyageurs en 1901 contre 140 000 pour un funiculaire en pleine décrépitude financière (210 000 passagers en 1898). Les résultats étaient si catastrophiques que la Compagnie du Tramway de Bonsecours assura à partir du 25 novembre 1905 la gestion de ce chemin de fer de montagne, remplaçant le défunt Chemin Funiculaire d’intérêt local de Rouen-Eauplet au plateau de Bonsecours (un nom bien long pour une si petite ligne), mis en liquidation judiciaire. La valse des exploitants se poursuivant, ce fut en définitive la CTR qui reprit les deux voies ferrées, le 25 décembre 1909. Alors que le tramway connaissait toujours une bonne fréquentation (900 000 tickets vendus en 1913), la clientèle du funiculaire chutait inexorablement (30 000 titres de transport délivrés la même année), la recette tombait certains jours à moins de 1 franc. Faute de passagers, le funiculaire ferma le 25 mai 1915, le tramway allait donc assurer seul la desserte de Bonsecours. Son histoire se confond alors avec celle du réseau rouennais; son service fut définitivement interrompu le 24 février 1953.

 

Source : Wikipédia


 Clères et son parc

 

 

 

 Le nom de Clères proviendrait de Clara, signifiant source en celtique ou du féminin de clarus, origine latine de l'adjectif clair. L'orthographe a varié dans le temps; c'est ainsi que l'on trouve souvent Claire ou Clères au 18e siècle.

 

Les seigneurs de Clères sont identifiés dès le XIe siècle puisque l’un d’entre eux combattit à Hastings aux côté de Guillaume le Conquérant et devait être son demi-frère. Ses successeurs participèrent à la première croisade et à la troisième.

 

Le château situé au cœur du zoo de Clères est un témoin de l’histoire de la Normandie.

 

 

 

A cette époque le château n’est pas décrit ni réellement mentionné, mais il est probable qu’un château à motte ait existé. En terre et en bois, ces fortifications étaient constituées d’une butte surmontée d’une structure en bois le tout entouré de fossés et de talus puis entouré d’une courtine et d’une basse-cour, également fortifiée.

 

Ces châteaux, nombreux en Normandie ont été remplacés au XIIe siècle puis au XIIIe siècle par des structures en pierres, plus solides et nécessaires pour faire face aux différentes menaces (exemple: le château d’Arques-la-Bataille (76), ou de Conches en Ouche (27). Le château de Clères fait vraisemblablement partie de cette typologie de château.

 

 

Au XVe siècle, un seigneur de Clères fut tué à Azincourt en 1415 et le château en en partie détruit par les Anglais en 1418. Le bourg fut ensuite ravagé par les troupes de Charles le Téméraire en 1472, ainsi que dix-sept villages aux alentours.

 

Durant la guerre de cent ans 1337-1453, le château de Clères est occupé par les anglais et le chevalier John Grey en devient le capitaine. C’est un personnage important qui mena 35 hommes et 96 archers lors de la bataille d’Azincourt. À l’issu de la guerre de cent, les bourguignons ravagèrent les campagnes normandes et l’on estime que c’est à cette période que le « vieux château » fut particulièrement endommagé.

 

Au XVIe siècle Georges III puis Georges IV de Clères font les travaux nécessaires à la reconstruction du château. C’est de cette époque que date le corps de logis qui aujourd’hui, est le château principal de Clères.

 

Les ruines qui sont visibles aujourd’hui datent sans doute de cette époque, même s’il semble qu’elles aient été remaniées au XIXe afin de conserver un caractère romantique au parc.


BOSC-GUERARD-SAINT-ADRIEN

 

 

 

Bosc-Guérard-Saint-Adrien, Bosco Guerardi 1188. Le « bois » de Guérard, nom d’homme de type germanique (variante normande du nom Gérard), qu’on retrouve dans Graval, Graville, Beuzeville-la-Guérard. Le terme Saint-Adrien est consécutif à l’absorption réalisée en 1823 de la commune éphémère des Authieux-Saint-Adrien qui avait été créée en 1792, et ainsi dénommée à cause d’une chapelle du manoir de Bosc-Théroulde à Saint-Georges-sur-Fontaine.

 

Bosc-Guérard-Saint-Adrien est un petit village bien connu des randonneurs, posé au bord du plateau dominant Montville et la vallée du Cailly. Il est le point de départ de nombreuses et magnifiques randonnées.

 

Mais une question vient immédiatement à l'esprit : dans quel  "Pays"  normand  est situé ce paisible village ?

En Pays de Caux ou en Pays de Bray ?

 

 

 

Le Pays de Caux (le Pays des Calètes) est délimité à l'Est par la rivière Austreberthe, frontière naturelle.

La frontière Sud du Pays de Bray (Pays de la boue) passe par Clères et Cailly.

 

Ne laissons pas durer plus longtemps ce suspens insoutenable : Bosc-Guérard-Saint-Adrien est en Roumois !!

 

Aujourd'hui la région du Roumois est un plateau qui est limité au nord par la Seine en aval d'Elbeuf, à l'ouest par la vallée de la Risle et caractérisé par la pointe de la Roque. Il jouxte au sud la plaine du Neubourg.

 

Selon l'Encyclopédie méthodique (Paris, M DCC LXXXVIII), le Roumois est attesté au Moyen Âge comme Rothomagensis ager.

Le terme latinisé Rothomagensis a donné par évolution phonétique le terme Roumois. Il dérive de l'ancien nom de Rouen : Rotomagus. Le Roumois était le pagus Rotomagensis, pays directement dépendant de Rouen.

 

Bosc-Guérard-Saint-Adrien est bien situé en Roumois.

 

Si l'occupation des sols à l'époque gallo-romaine a laissé les traces de villa rustica, en revanche il ne reste quasiment aucun toponyme relatif

à cette époque et à l'époque précédente. En effet, la plupart des noms de lieux ne sont pas antérieurs à l'installation massive de colons anglo-scandinaves.