BOSC-GUERARD-SAINT-ADRIEN

 

 

 

Bosc-Guérard-Saint-Adrien, Bosco Guerardi 1188. Le « bois » de Guérard, nom d’homme de type germanique (variante normande du nom Gérard), qu’on retrouve dans Graval, Graville, Beuzeville-la-Guérard. Le terme Saint-Adrien est consécutif à l’absorption réalisée en 1823 de la commune éphémère des Authieux-Saint-Adrien qui avait été créée en 1792, et ainsi dénommée à cause d’une chapelle du manoir de Bosc-Théroulde à Saint-Georges-sur-Fontaine.

 

Bosc-Guérard-Saint-Adrien est un petit village bien connu des randonneurs, posé au bord du plateau dominant Montville et la vallée du Cailly. Il est le point de départ de nombreuses et magnifiques randonnées.

 

Mais une question vient immédiatement à l'esprit : dans quel  "Pays"  normand  est situé ce paisible village ?

En Pays de Caux ou en Pays de Bray ?

 

 

 

Le Pays de Caux (le Pays des Calètes) est délimité à l'Est par la rivière Austreberthe, frontière naturelle.

La frontière Sud du Pays de Bray (Pays de la boue) passe par Clères et Cailly.

 

Ne laissons pas durer plus longtemps ce suspens insoutenable : Bosc-Guérard-Saint-Adrien est en Roumois !!

 

Aujourd'hui la région du Roumois est un plateau qui est limité au nord par la Seine en aval d'Elbeuf, à l'ouest par la vallée de la Risle et caractérisé par la pointe de la Roque. Il jouxte au sud la plaine du Neubourg.

 

Selon l'Encyclopédie méthodique (Paris, M DCC LXXXVIII), le Roumois est attesté au Moyen Âge comme Rothomagensis ager.

Le terme latinisé Rothomagensis a donné par évolution phonétique le terme Roumois. Il dérive de l'ancien nom de Rouen : Rotomagus. Le Roumois était le pagus Rotomagensis, pays directement dépendant de Rouen.

 

Bosc-Guérard-Saint-Adrien est bien situé en Roumois.

 

Si l'occupation des sols à l'époque gallo-romaine a laissé les traces de villa rustica, en revanche il ne reste quasiment aucun toponyme relatif à cette époque et à l'époque précédente. En effet, la plupart des noms de lieux ne sont pas antérieurs à l'installation massive de colons anglo-scandinaves.

 

 

 


                                                             L'Art de marcher

 

 

Cette étude divertissante considère la marche comme un art, avec ses maîtres, ses lieux de culte et son histoire.

Rebecca Solnit évoque les différentes écoles de cet art qui célèbrent la beauté des paysages et du grand air. Par ailleurs, elle étudie les pèlerinages, les marches de protestation, les flâneries urbaines, le nomadisme des comédiens et des musiciens, les voyages à pied des compagnons du devoir et différentes pérégrinations qui, parfois, constituent de véritables rites de passage pour les jeunes.

Le rythme de la marche a été ressenti par des philosophes et des écrivains comme propice à la réflexion, voire à la création. S'appuyant sur des citations et des anecdotes, Rebecca Solnit montre à quel point on saisit le monde à travers le corps et le corps à travers le monde. Mais ce " livre parcours " comprend aussi un véritable réquisitoire contre tout ce qui, aujourd'hui, empêche l'exercice de la marche. La rue est un espace démocratique par excellence, et la libre circulation du promeneur en ville et à la campagne une revendication plus nécessaire que jamais... A notre époque, l'art de la marche devient une pratique fondamentale et subversive dans les pays occidentaux.

 

                                                                                                                                           L'Art de marcher" de Rébecca Solnit   Actes Sud 2002

 

Rebecca Solnit est américaine. Après avoir été critique d'art, elle a écrit deux essais traitant de l'implication culturelle du paysage et de la marche. L'Art de marcher est son premier livre publié en France.